On appelle flush ou bouffée vasomotrice, une rougeur transitoire de la peau, parfois intense, qui touche essentiellement le visage, le coup et le décolleté. Cette rougeur s’accompagne généralement d’une sensation de chaleur et dans certains cas d’une accélération du rythme cardiaque. C’est le caractère à la fois soudain et éphémère de la rougeur qui définit le flush.

Les multiples causes d’un flush

De nombreuses causes peuvent être à l’origine de l’apparition d’un flush :

  • Les Emotions
  • La consommation d’alcool ou de certains aliments
  • Les changements brusques de températures
  • L’humidité
  • Les exercices physiques soutenus

Les flushes sont un symptôme précurseur de la rosacée (⇒ L’Evolution de la Rosacée). C’est notamment la répétition de ces flushes qui vont progressivement réduire l’élasticité des vaisseaux sanguins et finalement conduire à des rougeurs persistantes : la couperose ou/et l’érythrose. Il est cependant important de noter qu’une personne sujette aux flushes ne souffre pas nécessairement de rosacée. Certaine flushes, par exemple ceux causés par la prise de médicaments ou liés à la ménopause, ne sont que des manifestations ponctuelles qui n’ont pas de lien avec la rosacée.

Traitement du Flush

Le flush est sans doute le symptôme de la rosacée qui est le plus difficile à traiter. La prise en charge doit commencer par l’identification des circonstances qui favorisent leur apparition. Une fois identifié, il est important de limiter l’exposition de la peau à ces situations. Il faut ensuite évaluer la gravité de ces flushes. Dans certains cas, un flush peut induire une hypotension ou l’apparition de papulo-pustules dans le cas du stade III de la rosacée. Leur retentissement psychologique, parfois important, doit également être apprécié. A la vue de ces éléments un traitement peut être envisagé.

Au regard des contres indications et des possibles effets secondaires de ces traitements, la consultation d’un médecin est essentielle avant de prendre ces traitements.

  • ClonidineUtilisée à l’origine contre l’hypertension, la clonidine constitue aujourd’hui le principal traitement contre les flushes. Son intérêt principal réside dans son efficacité quelque soit la nature des flushes. La clonidine est contre-indiqué en cas d’allergie aux alpha-bloquants, d’un antécédent de psychose dépressive grave. Les effets secondaires fréquents sont la bouche sèche, une somnolence. Plus rarement une hypotension, des troubles du transit digestif, des allergies cutanées. Cependant ces effets restent habituellement modérés aux doses qui sont prescrites dans le cadre d’un traitement des flushes.
  • Bêta-bloquantsEgalement utilisés pour traiter l’hypertension artérielle, les bêta-bloquants, en particulier le propanolol est particulièrement efficace dans le cas des flushes induits par les émotions. Les contre-indications sont l’insuffisance cardiaque, l’asthme, le phénomène de Raynaud, les blocs auriculo-ventriculaires et la bradycardie, le psoriasis, la grossesse et l’allaitement.
    Ils peuvent être utilisés de façon ponctuelle, quelques heures avant la mise en situation de stress ou en continu. Dans le cadre d’un traitement en continu, on privilégie alors des médicaments à action prolongée permettant une prise quotidienne unique.
  • AntihistaminiquesUn antihistaminique est un médicament qui sert à réduire ou à éliminer les effets de l’histamine. L’histamine est un élément que l’on trouve dans un certain nombre d’aliment et qui favorise la dilatation des vaisseaux sanguins. A ce titre, l’histamine peut être à l’origine de flushes lors de la consommation de certains aliments qui en sont riche ou qui en provoquent la libération. Dans le traitement des flushes, ce sont les antihistaminiques H1 qui sont majoritairement utilisés. On peut cependant les associer à des antihistaminiques H2.
  • Vitamine B6La vitamine B6 est préconisée pour lutter contre les flushes qui sont dû au glutamate. Le glutamate est un acide aminé présent en grande quantité dans les tomates, les fromages, les champignons, le lait, les œufs et le poulet. Chez certaines personnes le glutamate est mal assimilé et conduit alors à un flush. L’absorption de vitamine B6, à raison de 50 mg permet une réduction de ces flushes.