Mon acné – Page 2

Pour être totalement franc, les boutons au début du collège ne me provoquaient que très peu de souffrance psychologique. Sans doute étais-je trop jeune pour constater à quel point le regard des autres était affecté par la maladie. Cependant, à mesure que l’acné progressait et gagnait en puissance, l’inquiétude de ma mère grandit également. Elle prit donc rendez-vous chez un dermatologue. Nonchalant comme à mon habitude, j’étais loin de me douter que ce monsieur qui me faisait face allait être le principal pilier de ma survie, des années plus tard. Ce jour là je n’étais qu’un enfant à qui les boutons faisaient un peu mal, et de qui les glaces de salle de bain se plaignaient. Je vous laisse deviner pourquoi.

Le dermatologue m’a donné un antiobiotique du nom de Doxycycline, ainsi qu’un arsenal de crèmes et autres soins à appliquer matin et soir. Sans le savoir je rentrais dans un protocole qui me suivrait pour le reste de ma vie. Et je m’appliquais sans discuter à bien suivre les instructions.

Malheureusement, rien de tout ce que je pouvais faire ne semblait amoindrir mon acné. Au fil des années, au fil du désespoir, je me suis égaré sur la route d’éventuels remèdes, pour la plupart naturels.

Pendant toute la course du collège et du lycée, j’ai essayé l’argile, les gommages, l’homéopathie ; toute une panoplie d’éventuelles solutions naturelles qui ne changèrent rien. Et, fait amusant, l’acné en est venu à me conduire face à un magnétiseur. Moi, grand cynique qui ne croit qu’en ce qui peut être prouvé, je suis allé voir un magnétiseur. Et lui aussi s’avéra incapable de m’aider.

Alors après ça, j’ai abandonné tout espoir de redevenir comme les autres. Que ce soit physiquement, ou psychologiquement.

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